Un annuaire de qualité pour vos sites internet

– Les Magazines Archi Déco, dédiés à la décoration, au design et à l’habitat – Magazine décoration / Blog décoration

Designer et auteur, Eric Berthes dévoile PERSPECTIVES à l’occasion d’Art Paris – French Design Art Edition. Une collection en édition limitée, à la croisée du collectible design, de la sculpture contemporaine et du mobilier architectural.

CROSSING. Étagère, inox poli miroir, bois plaqué noyer. Édition limitée. Entre sculpture et mobilier, CROSSING affirme une présence architecturale forte. Ses plans croisés et ses surfaces réfléchissantes fragmentent la lumière et redéfinissent la perception de l’espace, révélant la structure comme langage.
Avec Eric Berthes Éditions, le designer développe une démarche d’auteur où chaque pièce s’inscrit dans une recherche autour de ce qu’il nomme une Architecture de la Tension. Structure, équilibre et lisibilité des volumes deviennent les fondements d’une écriture formelle exigeante. La collection PERSPECTIVES en constitue l’expression la plus récente. Les volumes y apparaissent taillés plutôt qu’assemblés, révélant une géométrie facettée où la lumière vient activer les surfaces et transformer la perception.
Loin d’opposer radicalité formelle et fonctionnalité, les pièces intègrent le confort au cœur même de leur construction. Le mobilier devient alors une présence, à la fois habitable et sculpturale. Présentés à Art Paris, le canapé et le fauteuil dialoguent avec la pièce manifeste BANBOOK, formant un ensemble cohérent où structure, lumière et équilibre définissent un langage commun.
Pensées comme des fragments d’architecture, les œuvres invitent à une expérience active : elles ne se contentent pas d’occuper l’espace, elles en modifient la lecture. À travers cette collection, Eric Berthes propose une approche du design située à la frontière de l’objet et de l’œuvre, où chaque pièce devient un point de tension entre usage, forme et perception.

CABINET DE MIXOLOGIE. Bois plaqué noyer, structure laiton brossé, cuir pleine fleur, éclairage LED. Édition limitée. Conçu comme un théâtre du geste, le Cabinet de Mixologie articule architecture, rituel et convivialité. Ses volumes facettés et sa construction rigoureuse organisent un espace dédié, où usage et écriture sculpturale se rencontrent.

PERSPECTIVES — Fauteuil. Fauteuil, structure bois, mousse, tissu Holland & Sherry (TEMPO – Desert Rose). Édition limitée numérotée — 2025. Déclinaison plus intime, le fauteuil propose une relation directe au corps, où lignes et angles accompagnent le geste et définissent une posture.

BANBOOK. Banc de lecture, inox poli brillant, cuir à poils courts. Édition limitée, signée et numérotée. Pensé comme un banc de lecture ludique, BANBOOK propose un espace dédié, entre fonction et présence sculpturale, invitant à habiter un lieu plus intime.

PERSPECTIVES — Canapé. Canapé, structure bois, mousse, tissu Holland & Sherry (TEMPO – Desert Rose). Édition limitée numérotée — 2025. Conçu comme une ligne d’horizon habitée, le canapé déploie un paysage intérieur où volumes et perspectives structurent à la fois le regard et l’usage.
The post Eric Berthes Éditions – une architecture en tension appeared first on TRAITS D'CO Magazine.
Posté le 10.04.2026 | 12:25

L’enseigne de décoration intérieure Organdi nous dévoile quatre modèles de revêtements aux effets pierre qui transforment murs et étoffes en paysages contemporains.

Réinterprétation. Matera de Nobilis. Riche de fils aux nuances variées, le tissu modernise le veinage classique du marbre. Magistral. Lanzarote, Monumenta, chez Élitis. Un onyx majestueux livre ses milliers de teintes au sein de strates ultra-graphiques.
Inspirée par l’énergie brute des minéraux, la collection de papier peint Lanzarote chez Élitis érige la matière en oeuvres spectaculaires. Loin d’être figée, La pierre transcende l’immobilité pour se faire fluide et mouvante. Ondulations aux teintes luminescentes. Roche brute incrustée d’éclats de quartz, de fragments de terrazzo et d’incrustations scintillantes, comme des gemmes cachées. Travertin nimbé de douceur et de lumière. Onyx majestueux, semblable à un paysage minéral monumental. Chaque création sculpte un monde aux pouvoirs inconnus, sublimé par des couleurs précieuses : basalte, aigue-marine, jaune ambré, or, argent… Dans la même veine, le tissu Matera de Nobilis, réinterprète le marbre dans une lecture contemporaine. Focus sur quatre pièces qui maîtrisent l’illusion avec brio.

Scintillant. Lanzarote, Silence de craie, chez Élitis. Dans la roche brute, les éclats de minéraux font surgir la lumière. Ailleurs. Lanzarote, Terres emmêlées, chez Élitis. Toute la majesté de l’onyx se révèle dans ce décor d’un autre monde.
The post L’art du trompe-l’oeil avec Organdi appeared first on TRAITS D'CO Magazine.
Posté le 10.04.2026 | 07:00

Au salon Maison & Objet de janvier 2026, le designer de l’année Harry Nuriev a transformé son espace en expérience immersive argentée. Sous le thème du « Transformisme », il signe une œuvre où l’ordinaire devient visionnaire.

Visionnaire. Harry Nuriev, fondateur de Crosby Studios, dans son univers argenté : il réinvente le design comme un art de la métamorphose.
Entrer dans l’installation imaginée par Harry Nuriev, designer de l’année 2026, c’est plonger dans une onde métallique. Du sol au plafond, tout est argenté. Canapé, chaise, rideaux, lampe, vêtements suspendus : la matière réfléchit jusqu’à dissoudre les contours. Dans cet espace, pensé comme un intérieur domestique, chaque objet se regarde autrement. « Le Transformisme consiste à prendre des objets du quotidien, des souvenirs, ou même des choses laides et à leur donner une nouvelle vie grâce au design. Il s’agit de changer les perspectives », explique Harry Nuriev, fondateur de Crosby Studios.
La couleur argentée agit comme une surface de projection. Elle renvoie à la fois au futur, à la technologie et à la neutralité du point de départ. « L’argent reflète tout : c’est une couleur du futur. Elle capte ce qui l’entoure et le transforme. »
Chaque objet a été choisi avec soin : un fauteuil recyclé, un miroir industriel, un simple rideau de douche détourné en sculpture. « Je ne cherche pas la perfection, mais la justesse, celle qui relie notre quotidien à nos émotions » confie le designer.
Pour le salon Maison et Objet, Harry Nuriev n’a pas présenté un décor, mais une réflexion sur notre époque : comment habiter un monde où les frontières entre réel et virtuel s’effacent ? Harry Nuriev a esquissé une maison du futur, sensible et spectaculaire, miroir d’un design en pleine mutation.

Argenté. La couleur interroge ici notre rapport au réel et au numérique.

Hypnotique. Le mobilier se reflète à l’infini : canapés, lampes, rideaux deviennent des mirages et une matière à contempler.
Texte Eva Debeppi. Photos Anne-Emmanuelle Thion
The post Harry Nuriev : l’argent pour reflet du monde appeared first on TRAITS D'CO Magazine.
Posté le 09.04.2026 | 07:00

Spécialiste de la pierre naturelle en Haute-Savoie et en Suisse, Émilie Capri codirige avec son époux une entreprise familiale qui fête ses soixante ans cette année. Ses conseils pour la maison.

En cuisine, mieux vaut éviter le marbre, trop sensible aux acides comme le citron ou le vinaigre. Je recommande plutôt les quartzites et les granits : naturels, robustes, non poreux, ils permettent toutes les utilisations culinaires. Leur toucher reste minéral, leur esthétique très variée. On les traite avec un produit oléofuge alimentaire et c’est parti pour des années d’usage sans crainte.
On cherche ici le confort visuel et sensoriel. Les clients adorent poser leurs pieds nus sur un sol en pierre, surtout avec un plancher chauffant. Nous conseillons de traiter les zones exposées à l’eau, douche et vasque, et de mixer le marbre ou le quartzite par exemple avec des murs en bois ou peints pour jouer sur les textures… et le budget.
On revient à des matières plus texturées, aux teintes chaleureuses : travertin, calcaire, quartzite beige… La pierre devient décorative, presque tactile. On la choisit pour son veinage, son relief, sa capacité à dialoguer avec le bois ou le mobilier. C’est l’élégance sobre au naturel.
© photos Loïc Seiko
Propos recueillis par Eva Debeppi
The post Émilie Capri À chaque pièce, sa pierre appeared first on TRAITS D'CO Magazine.
Posté le 07.04.2026 | 07:00

Pionnier de la pierre massive en architecture contemporaine, Gilles Perraudin défend une construction sobre, bas carbone, et pensée pour durer.

C’est à rebours des modes et des matériaux du moment que Gilles Perraudin a bâti sa démarche. D’abord passionné de terre crue, ce Lyonnais de formation s’oriente dans les années 1990 vers la pierre massive, matériau qu’il juge à la fois écologique, économique et porteur de sens. « La pierre se suffit à elle-même » affirme-t-il, soulignant sa capacité à assurer à la fois la structure, l’isolation, la finition et la pérennité, sans artifices ni doublages superflus. Chez lui, pas de compromis : ses bâtiments sont faits « exclusivement de pierre de taille », évitant le recours au béton. Une exigence qui l’a mené jusqu’au Grand Prix national de l’architecture, qu’il a reçu en 2024 avec son fils Jean-Manuel pour l’ensemble de leur oeuvre. « La pierre n’a pas besoin d’être recyclée, elle est réutilisable », rappelle-t-il, ce qui en fait un matériau d’avenir plus encore que de tradition. Dans ses projets, elle impose ses règles, oblige à aller à l’essentiel et guide les formes avec justesse.
Au-delà du matériau, c’est une vision de la ville que porte Gilles Perraudin. Face aux dérives d’une architecture hyper-technologique, il milite pour une reconquête du bon sens constructif : « La pierre massive est un matériau très prometteur, si tant est qu’on veuille parler de promesse pour quelque chose qu’on utilise depuis des millénaires. » Il trace les contours d’une architecture frugale, pensée sur le temps long, capable d’absorber les exigences écologiques sans sacrifier à la qualité ou à la beauté. Loin des effets de mode, Gilles Perraudin construit comme il pense : avec cohérence, patience et exigence.

© photos 11h45

© Serge Demailly
Équilibre. Le Jardin d’Eve, pavillon d’accueil de la carrière de Fontvieille, édifice éphémère réalisé par l’Atelier Architecture Perraudin, avec des murs en pierre démontables.
The post Gilles Perraudin, l’architecture taillée dans la pierre appeared first on TRAITS D'CO Magazine.
Posté le 03.04.2026 | 07:00

À Martelange, sur une ancienne terre d'extraction de schiste en Belgique, l'atelier d'architeture Pierre Hebbelinck signe une bâtisse minérale, à la lisière de deux pays.

Pentu. Ancrée dans la déclivité du terrain, la maison s’efface partiellement dans le paysage, laissant la pierre affirmer sa présence.
Au bord de la Sûre, au sud des Ardennes belges, la Maison Schaap (du nom des propriétaires) s’inscrit dans un repli naturel, à quelques mètres du Luxembourg. Dans ce paysage boisé classé Natura 2000, Pierre Hebbelinck a ancré son projet dans le sol, au sens propre comme au figuré. Une parcelle de 17 hectares et une mémoire géologique : ici la pierre noire locale, le schiste, n’est pas un simple revêtement. Elle est l’empreinte du lieu, point de départ du projet. « C’est un endroit fortement lié à l’extraction du schiste, à la mémoire de cette pierre noire que le site a produite pendant des siècles », confie l’architecte. La maison semi-enterrée épouse la pente abrupte et capte la lumière du nord. Le schiste, taillé, brut ou scié, en habille les murs, jouant des contrastes avec la transparence de la façade en verre et la nature environnante.
Le noir profond du schiste insuffle à l’ensemble une puissance visuelle, une présence forte. « C’est une pierre qui raconte. Elle nous relie à l’histoire géologique, mais aussi humaine », souligne Pierre Hebbelinck, primé par l’Académie d’architecture en 2024 pour l’ensemble de son oeuvre de restauration. Si l’intérieur s’ouvre généreusement vers le paysage, le coeur du projet reste minéral : le sol, les murs, les détails, tout converge vers cette pierre, choisie pour son pouvoir d’évocation, sa densité. Le site avait sa matière, l’architecture en a révélé la mémoire.
© François Brix
Eva Debeppi
The post Maison Schaap : mémoire de pierre noire appeared first on TRAITS D'CO Magazine.
Posté le 02.04.2026 | 07:00

En avril 2026, Diana Ghandour dévoile à Art Paris sa toute première collection de mobilier dans le secteur French Design Art Edition au Grand Palais.
Architecte d’intérieur basée à Beyrouth et formée en Belgique, Diana Ghandour développe une pratique où la couleur et la matière structurent l’espace avec une identité affirmée. La professionnelle a également mené plusieurs projets d’architecture intérieure en France. Avec cette collection inaugurale, elle extrait de ses projets architecturaux un vocabulaire formel qu’elle transforme en pièces autonomes, à la frontière du design et de la sculpture.

Diana Ghandour auprès de la console Le Pilier et du tapis Céleste
Banc Linéa, chaise Ovule, console Le Pilier, table basse L’Anneau Liquide, tables Duo Ondes, luminaire L’Éclipse, tapis Céleste, sculpture Le Silence du Totem… Chaque création semble naître d’un même geste : volumes organiques, bases ancrées, lignes adoucies par la main. Le plâtre, la pierre, le marbre et les matières minérales sont travaillés dans une tension subtile entre densité et légèreté. Certaines pièces évoquent des vestiges contemporains, d’autres des silhouettes presque archaïques. Toutes entretiennent un rapport tactile à la matière et une relation directe à l’espace. « Le mobilier est pour moi la continuité naturelle de l’architecture intérieure. Il structure l’espace autant qu’il l’habite », explique Diana Ghandour.
Présentée dans le cadre du secteur French Design Art Edition, la collection s’inscrit dans un dialogue entre deux territoires qui façonnent le parcours de la designer : le Liban, où elle est installée, et la France, où elle a mené plusieurs projets. Trois pièces - la table Champignon, l’étagère L’Élan et le banc Linéa - ont été dessinées par le designer français Frédéric Imbert. Éditées par Diana Ghandour Studio et intégrées à l’ensemble de la collection, elles participent à une conversation formelle cohérente, fondée sur un même attachement aux savoir-faire artisanaux et aux matières brutes. Il ne s’agit pas d’une co-signature mais d’un dialogue scénographique entre deux sensibilités qui partagent une même exigence formelle.
Reconnue au Moyen-Orient pour ses projets d’architecture intérieure, Diana Ghandour conçoit chaque espace comme un univers global. Le mobilier sur-mesure a toujours fait partie intégrante de sa pratique. Avec cette première collection, elle donne à ces formes une autonomie nouvelle. Le résultat : des pièces conçues comme des présences, capables d’habiter un lieu autant que de le transformer.

Tables Duo Ondes

Banc Linéa dessiné par le designer français Frédéric Imbert

Console Le Pilier

Chaise Ovule

Étagère L’Élan dessinés par le designer français Frédéric Imbert I Le Socle de Diana Ghandour

Luminaire L’Éclipse

Table Le Champignon dessinés par le designer français Frédéric Imbert I Table basse L’Anneau Liquide

Sculpture Le Silence du Totem
Art Paris 2026 - Grand Palais
Secteur French Design Art Edition
Du 9 au 12 avril 2026
https://www.instagram.com/dianaghandour_studio/ I https://www.lefrenchdesign.org/artparis26/diana-ghandour-studio
Légendes © Diana Ghandour Studio
Auteur : Agence Petite Couronne
The post Première collection de mobilier signée Diana Ghandour appeared first on TRAITS D'CO Magazine.
Posté le 01.04.2026 | 07:00

La pierre naturelle s'impose comme une valeur sûre du design contemporain. Six designers l'intègrent dans leurs projets avec rigueur et créativité.

Équilibre. Le Moon Bench en travertin, dans le projet Rue du Cirque, par le Studio Isabelle Stanislas Design
Ancienne créatrice d’événements à Singapour, Anaïs Fillau a fondé Manifeste Edition pour donner une vie contemporaine à la pierre naturelle. « Je voulais sortir la pierre de l’image un peu figée des cheminées de nos grands-mères », explique-t-elle. Chaque pièce qu’elle dessine mêle artisanat et audace chromatique. Le tabouret en marbre Purple Monet, bloc sculptural d’un violet veiné de blanc, illustre cette vision d’une matière « durable et vivante que la nature a rendu folle de couleurs ». Entre poésie minérale et rigueur architecturale, ses créations rappellent que la pierre n’a jamais été aussi moderne.
manifeste-edition.com
À partir d’un module sculptural en marbre vert Guatemala, Aurélie Richard et Robin Blanc ont imaginé une métaphore du lien. Tous deux designers industriels entre Lyon et Annecy, ils ont répondu à un appel de l’Association des marbriers façonniers de France pour créer une pièce incarnant leur réseau. Pensé comme un objet évolutif – claustra, paravent ou ornement mural – Lacys détourne les codes du matériau pour en révéler la légèreté. « Le marbre y devient presque organique, aéré », souligne Robin Blanc. Exposé au Salon Rocalia 2025, le projet circule aujourd’hui dans les ateliers et showrooms des marbriers.
aurelierichard.com
Designer français, au style narratif et sculptural, Anthony Guerrée explore dans Symposion les puissances expressives de la pierre naturelle. Présentée au showroom des Marbreries de la Seine, à l’origine du projet, l’exposition dévoile une série de pièces uniques taillées dans les rebuts du chantier du Crillon. Un lit de jour monumental, une chaise, un luminaire : autant d’hommages à l’art du dialogue, inspirés des banquets grecs. « C’est une collection qui invite à la conversation », confie Anthony Guerrée, qui a convoqué plusieurs savoir-faire artisanaux pour dialoguer avec la matière brute. L’exposition reste visible au 33 rue de Verneuil, Paris VIIe.
anthony-guerree.com
Designer français au parcours international, Guillaume Lopez vient de lancer sa marque, Détour. Ses premières pièces, vases et bougeoirs, sont sculptées dans des blocs de travertin et de marbre Calacatta, pierres qu’il affectionne pour leur texture vivante, leur unicité et leur histoire. Formé à l’exigence du détail auprès de la Maison d’édition Christophe Delcourt, il conçoit ses objets comme des passerelles entre l’usage et la mémoire. « Chaque veinage, chaque strate raconte un moment géologique : c’est cette idée d’héritage qui me touche. » Dans sa collection inaugurale, le vase devient sculpture et le bougeoir paysage : un design ancré dans la matière et le temps.
detour.design
Isabelle Stanislas façonne des espaces à l’élégance graphique, entre minimalisme sculptural et artisanat d’art. Pour sa pièce le Moon Bench, elle choisit le travertin d’Italie, clin d’oeil aux pierres du Colisée. « J’ai détourné l’usage traditionnel de la pierre, préférant l’intégrer non pas comme simple ornementation, mais comme des objets du quotidien. » Une matière vive, qui traverse ses collections comme un fil minéral : « Les minéraux renferment une chaleur et une douceur uniques, tout en étant robustes. Ils incarnent le secret du temps et de la patience. »
isabelle-stanislas.com
Pour Emil Humbert et Christophe Poyet, la pierre naturelle n’est pas un simple matériau, mais une mémoire. « Chaque tranche raconte une histoire géologique, une mémoire du temps que l’on transpose dans l’objet », expliquent-ils. Sculptée, polie, taillée avec précision, elle incarne une forme d’éthique du design : celle du durable et du transmissible. Entre archaïsme et modernité, le duo de designers cherche la justesse du geste et la rigueur du trait. À travers la pierre, ils affirment un design ancré, sobre et intemporel, une résistance à l’obsolescence esthétique.
humbertpoyet.com

1 Sculptural. Tabouret Pio en marbre Purple Monet, d’Anaïs Fillau : une ode contemporaine à la pierre naturelle. 2 Ramification. Lacys, en marbre vert Guatemala, une pièce poétique et structurante signée Aurélie Richard et Robin Blanc. 3 Dialogue. Invité par les Marbreries de la Seine, Anthony Guerrée a imaginé un lit de jour à partir de fragments de marbre Arabescato Fantastico. 4 Création. Basé à Annecy, Guillaume Lopez a lancé sa marque Détour avec une collection d’objets en travertin et marbre Calacatta.

Gravité. Le tabouret Oscar, conçu par Humbert & Poyet, traduit la puissance tranquille de la pierre dans une forme épurée.
The post Six regards sur la matière appeared first on TRAITS D'CO Magazine.
Posté le 31.03.2026 | 07:00

Conçue pour deux familles, la maison baptisée House 720 Degrees, située au Brésil, se présente comme un dispositif géométrique et optique, doublant le champ de vision habituel de 360 degrés.

Dans cette vallée reculée à trois heures de Mexico, la maison de 1115 m2 se fait composition géométrique : ses volumes circulaires et rectangulaires s’entrelacent pour épouser le terrain. L’architecture part d’un patio central, cœur du foyer, qui guide les déplacements et les perspectives. Les murs courbes deviennent des passages, s’étendent en terrasses vers le centre ou en jardins vers le paysage. L’utilisation d’ouvertures flexibles - écrans d'intimité, grandes fenêtres escamotables et vues encadrées - permettent aux pièces de se transformer et de rester connectés à l'environnement.
Signée de l’architecte Fernanda Canales, la House 720 Degrees conjugue deux conditions a priori paradoxales : isolement et horizon. L’édifice protège des conditions climatiques extrêmes - avec des écarts de température pouvant atteindre 30°C en une seule journée et une saison de pluie qui couvre la moitié de l’année - tout en s’ouvrant largement sur le paysage. Ses murs fonctionnent comme des membranes entre deux zones tempérées, forêt et prairie, deux saisons, sèche et humide, et trois dimensions spatiales : centre, intérieur et extérieur.
Afin d'intégrer harmonieusement cette construction de grande envergure dans l’environnement, Fernanda Canales a choisi un design de plain-pied. Parallèlement, un mélange de terre locale et de béton confère aux façades une finition naturelle qui se fond dans le décor. L’architecte a priorisé un entretien facile et économique?avec des matériaux durables, résistants aux intempéries, et qui n’exigent aucune peinture ni revêtement. Les meubles et luminaires, fabriqués par des artisans du cru à l’aide de matière première locale, s’inscrivent dans la même philosophie.
Sur le plan énergétique, la House 720 Degrees s’érige en exemple d’autonomie : panneaux solaires, récupération d’eau de pluie et chauffage par plancher hydronique génèrent l’électricité et l’eau chaude nécessaires, tout en limitant l’impact écologique. De plus, chaque espace profite de plusieurs orientations maximisant la lumière et la circulation de l’air. La bâtisse entière s’adapte aux saisons et aux variations climatiques, changeant subtilement d’apparence au fil de l’année et des heures. Le jour, elle s’ouvre sur les montagnes et le volcan, et la nuit, elle se replie autour du patio central, tissant un cocon intime. En somme, deux maisons en une.

Refuge et ouverture. L’architecture abrite contre les extrêmes climatiques tout en s’ouvrant sur le volcan, les montagnes et la vallée.

Circulaire. Conçue comme un cadran solaire habitable, House 720 Degrees invite ses habitants à profiter simultanément du paysage et de l’intimité de ses patios.

Géométrie. À la fois circulaire et rectangulaire, la maison s’adapte à la topographie et préserve la végétation existante.


Alternance. Les murs courbes deviennent des passages vers le jardin et le patio, alternant volumes fermés et perspectives.

Flexibilité. Fenêtres escamotables et panneaux coulissants permettent de transformer les espaces et de capter les vues selon la lumière du jour.

Orientation. Chaque pièce bénéficie de plusieurs ouvertures pour profiter de la ventilation naturelle et de la lumière selon l’heure du jour.

Circulation. Les passages circulaires, entièrement revêtus de bois, créent une atmosphère chaleureuse.

Intégration. Conçue avec un mélange de terre locale et de béton, la maison s’immerge naturellement dans le paysage environnant.

Linéaire. Dans la cuisine qui s’étire sur toute la longueur de la pièce, le bois naturel réchauffe l’espace et dialogue avec la lumière.

Sauvage. À trois heures de Mexico, au cœur de Valle de Bravo, la maison s’inscrit dans une vallée reculée, où la quiétude du site se mêle aux paysages préservés.
Photos Rafael Gamo, Camila Cossio
Nathalie Truche
The post Habiter un cadran solaire au Brésil ? appeared first on TRAITS D'CO Magazine.
Posté le 30.03.2026 | 07:00

À Taiwan, sur les pentes de Taipei, cette villa traduit le relief environnant en mobilier, cloisons et plafonds courbes. Lumière modulée, matériaux naturels et œuvres d’art tissent un intérieur serein.

Rénovée par Peny Hsieh Interiors, la maison s’étend sur 990 m² et puise son inspiration dans le profil montagneux. Le sur-mesure façonne meubles, séparations et transitions de plafond, favorisant une circulation visuelle et un mouvement permanent. Les matériaux renforcent cette approche : plâtres aux tons minéraux confèrent profondeur et texture, tandis que les sols en teck diffusent chaleur et unité. Une palette sobre et des finitions artisanales cultivent une atmosphère calme et équilibrée.
La lumière occupe une place centrale. La clarté naturelle pénètre les volumes architecturaux, tandis que l’éclairage indirect souligne matières et articulations. Cette combinaison génère un cadre apaisant, centré sur le confort et la lisibilité. Le design s’accompagne d’une forte dimension artistique. Les œuvres de Draga & Aurel, Bruno Moinard, Christophe Delcourt et Paul Bik invitent le paysage à l’intérieur, intégrant architecture et art dans un continuum harmonieux. Plus de vingt créateurs européens apportent objets et meubles personnalisés, mêlant usage quotidien et expression esthétique.
Les espaces de vie dialoguent avec les cimes. L’entrée de 9 m de haut accueille un luminaire suspendu évoquant la brume, tandis que les formes sinueuses parcourent l’escalier, le salon et la piscine. La salle à manger se structure autour d’arcs esquissés à la main et d’un lustre inspiré des ondulations de l’eau. La chambre principale et la salle de bains principale combinent matériaux chaleureux, courbes et lumière douce pour recréer l’intimité et la tranquillité d’un refuge de montagne. La villa signée Peny Hsieh Interiors réunit architecture, design et art, dans un univers contemporain et sensuel.

L’entrée principale de 9m de hauteur avec son luminaire suspendu évoquant la brume.


Peny Hsieh Interiors a converti la topographie en un langage spatial continu et fluide.

Dans le salon, un mobilier sur mesure paresse sous des transitions de plafond harmonieuses.

Le projet intègre une sélection d’œuvres et de meubles d’artistes européens dans le quotidien des habitants.


Détail des murs en plâtre aux tons minéraux, textures profondes et percées faites main.

Lumière douce et matériaux chauds tissent une atmosphère intime dans la chambre principale.

La salle de bains principale multiplie les courbes sur les murs, le meuble vasque et la baignoire en pierre noire.



Nichée à flanc de colline, la maison reprend les formes de la montagne qui lui fait face.
Texte Nathalie Truche avec V2com
Photos Peny Hsieh Interiors
The post À Taïwan, la montagne dessine l’intérieur appeared first on TRAITS D'CO Magazine.
Posté le 28.03.2026 | 07:00